Assistant.e familial.e
Famille d’Accueil

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L’assistant familial joue un rôle crucial dans l’accueil et l’accompagnement d’enfants ou d’adolescents confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) à la Fondation Grancher.

À quel métier se destine-t-on réellement en choisissant de devenir assistant familial ? Quelles sont les motivations profondes qui poussent des femmes et des hommes à l’exercer ? À la fois choix professionnel et choix de vie, les assistants familiaux de la Fondation Grancher parlent avec sincérité des joies de cette profession, du cœur qu’ils y mettent mais aussi les difficultés qui parfois les traversent.

L’assistant familial joue un rôle crucial dans l’accueil et l’accompagnement d’enfants ou d’adolescents confiés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). Il ou elle offre un cadre sécurisant et bienveillant à des jeunes de 0 à 21 ans en situation de fragilité, souvent éloignés de leur famille biologique pour des raisons variées. Ce métier repose sur l’engagement humain et la capacité à créer des relations de confiance.

Missions de l’Assistant Familial

Accueillir et accompagner les enfants

L’assistant familial reçoit des enfants ou adolescents dans son foyer, leur offrant un environnement stable et protecteur. Il veille à répondre à leurs besoins fondamentaux : alimentation, sommeil, hygiène, éducation, et affectivité.

Favoriser le développement et l’autonomie

Au-delà des besoins primaires, l’assistant familial contribue à l’épanouissement personnel des enfants en les soutenant dans leur scolarité, en leur proposant des activités adaptées et en favorisant leur intégration sociale.

Collaborer avec une équipe pluridisciplinaire

L’assistant familial travaille en lien étroit avec des éducateurs spécialisés, des psychologues et des travailleurs sociaux. Ensemble, ils construisent et suivent un projet personnalisé pour chaque enfant accueilli.

Compétences requises

Qualités humaines et relationnelles

L’écoute, la patience et l’empathie sont essentielles pour instaurer un climat de confiance. L’assistant familial doit aussi faire preuve de discernement face à des situations complexes.

Capacité d’adaptation

Chaque enfant a une histoire et des besoins différents. L’assistant familial doit être flexible pour s’adapter à ces spécificités tout en respectant le cadre fixé par l’ASE.

Sens des responsabilités

En tant que figure référente dans la vie de l’enfant, l’assistant familial doit assumer pleinement son rôle éducatif et veiller à la sécurité physique et émotionnelle des jeunes.

Conditions de travail

Un métier exercé à domicile

L’assistant familial accueille les enfants directement dans son domicile, qui devient un lieu de vie et d’éducation. Cela implique une organisation spécifique pour équilibrer vie personnelle et professionnelle.

Formation et agrément obligatoires

Pour exercer, l’assistant familial doit obtenir un agrément délivré par la PMI et suivre une formation obligatoire de 240 heures.

Défis et perspectives

Les défis du quotidien

L’assistant familial peut être confronté à des comportements difficiles liés au vécu de l’enfant (traumatismes, instabilité émotionnelle). Cela nécessite un accompagnement psychologique et une formation continue.

Une mission profondément humaine

Malgré les défis, ce métier offre une satisfaction unique : participer activement à la reconstruction d’un enfant et lui permettre de retrouver confiance en lui et en l’avenir.

Questions fréquentes

L’assistant familial exerce sa profession comme salarié de la structure qui l’embauche. Il/elle signe un CDI.
Le salaire mensuel net de l’assistant familial est actuellement de 1 549, 40 € pour un enfant, 2 264, 49 € pour 2 enfants et 3 132, 82 € pour 3 enfants. Le salaire varie en fonction de l’évolution du SMIC, selon que l’accueil est continu ou intermittent et des évolutions réglementaires. L’assistant familial perçoit également des indemnités d’entretien, ainsi que diverses allocations allouées à l’enfant (habillement, sport, rentrée…). Peuvent s’ajouter des prises en charge financières nécessaires à son bon développement. Une rémunération est assurée à hauteur de 80% en cas de non accueil.
L’assistant familial bénéficie de 37 jours de congés payés.
L’indemnité d’entretien couvre les frais engagés pour l’enfant : nourriture, hébergement, hygiène corporelle, loisirs familiaux, déplacements de proximité. Son montant varie entre 14 € et 15 € par jour en fonction de l’âge de l’enfant.
Les assistants familiaux bénéficient d’avantages fiscaux importants du fait d’abattements calculés en fonction du nombre de jours de garde de l’enfant. Ainsi, la grande majorité des familles d’accueil ne sont pas sujettes à l’impôt sur le revenu.
Être assistant familial est une activité à plein temps qui exige une grande disponibilité afin d’assurer les divers déplacements liés aux droits de visite, aux suivis spécifiques pour l’enfant ou encore aux réunions et formations professionnelles. Le cumul d’emploi est néanmoins possible si l’activité est compatible avec la prise en charge prioritaire de l’enfant.
Après avoir participé à la journée d’information préalable à l’agrément, le candidat sera évalué par plusieurs professionnels du service départemental de protection maternelle et infantile (PMI). Cette évaluation permettra d’apprécier les aptitudes nécessaires à l’accueil d’enfants séparés de leur famille, notamment la capacité à prendre en compte les besoins particuliers des mineurs et jeunes majeurs confiés et de vérifier les conditions matérielles de l’accueil. L’agrément est valable 5 ans renouvelable, pour 3 enfants maximum.
Il est indispensable que l’enfant accueilli puisse disposer d’un espace personnel lui permettant d’être pleinement intégré à la famille d’accueil. Il n’est pas obligatoire qu’une chambre individuelle lui soit réservée. Cependant, si la chambre mise à sa disposition est partagée avec un autre enfant, elle devra être d’une configuration suffisante pour que chacun puisse avoir son propre espace et son intimité.
Il n’y a pas de profil type pour devenir assistant familial. Les candidats peuvent vivre en couple ou être célibataires, avoir des enfants ou non, habiter en maison ou en appartement, en ville ou en milieu rural. Il n’est pas non plus nécessaire d’avoir une expérience dans le domaine du social ou de l’éducation.
L’assistant familial bénéficiera d’une formation obligatoire de 60 h avant le premier accueil, dispensées par la Fondation Grancher. Il/elle découvrira l’organisation et les missions du service dans lequel il/elle sera rattaché.e. Dans un second temps, le professionnel devra suivre une formation de 240 h afin de pouvoir répondre aux besoins spécifiques des enfants. Les titulaires d’un diplôme d’auxiliaire de puériculture, d’éducateur de jeunes enfants, d’éducateur spécialisé ou de puéricultrice sont dispensés de cette formation. Celle-ci est entièrement prise en charge par l’employeur et fait l’objet du maintien de salaire. À l’issue de cette formation, l’assistant familial peut passer le diplôme d’État.
Il n’y a pas de durée standard ou moyenne pour un accueil. Celle-ci dépend de la situation de l’enfant, de sa famille et de leur évolution. Un enfant peut être accueilli de quelques semaines à plusieurs années. La Fondation Grancher privilégie les accueils longues durées. La Fondation possède également des services d’accueil d’urgence où la durée maximale théorique de l’accueil est de trois mois.
Accueillir un enfant confié implique un engagement de toute la famille. On parle de Famille d’accueil. L’enfant partage la vie de famille au même titre que les enfants du foyer. Le conjoint, les enfants, le cercle familial entrent en relation avec lui, lui font une place, l’intègrent, sans toutefois oublier que cet enfant n’est pas le leur et qu’il maintient, le plus souvent, des contacts réguliers avec ses parents.
Sur des temps de la journée, le conjoint ou un enfant majeur vivant au domicile peut assurer momentanément la garde de l’enfant accueilli. Il est également possible de prévoir un relai familial sur quelques jours avec d’autres assistants familiaux en l’organisant préalablement avec son chef de service.
En fonction de la situation familiale, le juge des enfants peut prévoir des droits de visites pour certains membres de la famille de l’enfant accueilli. A la Fondation Grancher, l’assistant familial n’est jamais amené à rencontrer la famille de l’enfant confié lorsqu’il conduit l’enfant à ces temps de visite. un parcours spécifique est prévu.
Quand on accueille un enfant, les émotions sont immenses. Cela apporte une richesse que je ne connaissais pas.
Sylvie
Parfois on me demande si mon métier est difiicile. Qu'est ce qu'il y a de difficile à les aider à grandir les écouter, les soigner, leur donner l'amour dont ils ont besoins.....
Muriel
Ce qui me rend le plus fier, c'est quand les jeunes m'appellent tonton, et me considèrent vraiment comme leur tonton. Ils sentent alors qu'ils peuvent compter sur moi.
Etienne

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